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DANDY FITH

THE DANDY FITH OF MARYLAND

August 04

Chronique Normande suite et fin

18 juin ,
L'aube se lève , l'ordre est donné de se replier avec le plus grand nombre de bléssés. Nous commençons à récupérer les notres en priant que les allemands ne se remettent pas à tirer. L'un des sergeants m'appelle alors qu'il trempe dans une mare de sang , son cou ayant été traversé par une balle , nous lui faisons un pansement en appuyant sur la plaie , par chance la carotide n'est pas touchée! Il faut toujours se protéger et s'abriter le moindre écart est fatal , 3 hommes qui étaient trop à découvert furent tués en l'espace de 5 minutes.
Nous ne sommes plus que 18 au sein de la compagnie , comment prendre cette position ? comment meme défendre la notre ?
Je ramasse une ration K sur le coprs d'un camarade qui n'en aura malheureusement  plus besoin , nous avons tous l'estomac qui gargouille , pas de ravitaillement depuis quelques jours. Je partage une cigarette avec un soldat bléssé qui se met à rire en sentant mon zippo , eh oui à défaut d'essence nous utilisons le calva!!!
Les 88 reprirent de plus bel et les obus s'abattirent sur les hommes de la première section , c'est de nouveau un massacre. La nuit commence à tomber et là , miracle nous arrivons enfin à entrer en contact avec le 224th field artillerie bataillon qui se met 5 minutes plus tard à arroser les positions allemandes avec des 105. Les allemands répliquèrent et c'est à ce moment là que je fus touché par un éclat à l'épaule.
Je me suis abrité non loin de la ferme pour me faire soigner.
Le 18 au soir , la colline est prise. Sur les 212 officiers , sous officiers et soldats du 1er Bataillon du début , nous n'étions plus que 12.
Pour ce fait d'arme le 1er bataillon du 175th reçut une citation présidentielle , le régiment lui la Croix de Guerre avec étoile d'or et d'argent.
July 09

Chronique normande 4

16 juin
7h00 du matin. Toujours aucune nouvelle du soutien de mortiers réclamé la veille. J'envoie un messager aller chercher le capitaine, la situation ne pouvant plus perdurer. Après quelques heures, le voila qui arrive avec une mauvaise nouvelle ou plutot deux : refus du soutien, de plus, nous devons réduire au silence les 88. C'est insensé, aucune protection pour ma section. J'ai l'impression que nous allons à l'abattoir ! Une première tentative nous fait progresser de 20 mètres quand j'entends soudain un ordre de repli. Durant ce dernier, un obus éclate à quelques mètres, deux de mes hommes sont grièvement blessés, l'un d'eux a les deux jambes arrachées (il se tirera une balle de 45 dans la tête quelques minutes plus tard).
Nouvelle tentative. Nous réussissons à avancer et à nous poster non loin de la ferme "l'Hotel au Heup". Nous passons le reste de l'après-midi à observer les échanges de tirs entre nos troupes et les 88. Mes hommes trouvèrent quelques bouteilles de rouge que nous avons bues avec le peu de ration K restantes. Le vin ne tardit pas à provoquer des effets néfastes ! Durant cette pause, nous assistâmes au crach de deux de nos avions : un spitfire juste au-dessus de Villiers et un thumderbolts. Tout à coup, un agent de liaison vient m'avertir que le capitaine s'est fait toucher par les tirs de 88.
A la nouvelle de la blessure du capitaine s'ajoutait celle que notre section attaquerait de nouveau la position cette nuit. Nous avons progressé pour trouver un abri le long de l'atelier d'un paysan quand tout à coup, l'enfer se déchaina. Les 88 et les MG ouvrirent le feu sur la compagnie C quelques centaines de mètres plus bas puis les tirs se dirigèrent vers nous. Mon tireur FM BAR prit une balle qui lui traversa les deux joues, en quinze minutes, la compagnie C fut réduite à quazi néant.
On nous donne l'ordre de repli. Beaucoup de pertes pour rien. Nous nous endormons vers 2h du matin. 5h30 : les hommes se lèvent et essaient de grignoter un peu et de boire cet affreux café.
De nouveau, nous allions attaquer cette colline, cette fois-ci de jour. Nous progressons jusqu'à un chemin encaissé qui allait se transformer en un piège mortel. en effet, nous fûmes pris sous le tir des MG et nombre de mes hommes furent blessés ou tués. Nous réussîmes à nous abriter sans pour autant pouvoir aller aider nos copains blessés qui gémissaient tout le long de ce satané chemin. Un nouveau tir de 88 tua l'un de mes meilleurs hommes qui, comme un mauvais présage, m'avait demandé quelques minutes auparavant sa mutation. Saloperie de guerre! Nous sommes tous bayonette au canon prêts à combattre au corps à corps. En effet, certains paras allemands se faufilaient au sein même de la haie que nous défendions...
June 11

Chronique Normande 3

15 juin
Après une courte nuit , nous repartons . Pour progresser à travers les haies, nous avons essayé plusieurs méthodes , 1 section qui progresse, une autre en position  de tir , aujourd'hui nous envoyons 2 éclaireurs puis le reste de la section suit ... satanées haies!!!
Toup à coup, l'un des notres est abattu de plusieurs balles dans la tête oeuvre d'une MG42, après plusieurs obus de mortier, nous réussissons à la détruire. Notre lieutenant colonel qui avait pourtant assisté à la scène ordonna d'attaquer cette mitrailleuse avec mes hommes , mission réussie évidemment puisque la MG était déjà détruite , résultat il obtint une bronze star, pour mes hommes rien ....
C'était le début de combats sporadiques dans les haies , un " choucroute " en tenue camouflée apparut en agitant 2 mouchoirs blancs au son de kamarad , cependant il ne s'aperçut pas que les manches des grenades qu'il portait dépassaient des mouchoirs , nous l'abatimes sur le champ , il ne semblait pas avoir plus de 20 ans.
J'aperçus un autre allemand allongé sans trace apparente de blessure, pour éviter tout risque, je plantais ma bayonette dans son dos et tirais en même temps, son corps se soulevat, il faisait simplement semblant, satanés SS ils n'abandonnent jamais!
Derrière une énième haie se trouvait l'un des plus grands champs depuis le début de notre périple, en essayant de le traverser, nous fûmes les cibles d'un 88 et d'armes automatiques, sans soutien, nous décidons de nous planquer derrière la haie et de creuser nos trous individuels. Si seulement nous avions pu toucher 10 dollars par trou!!!
Je sortis mon carnet de messages pour demander un soutien de mortier. Le reste de la journée et la nuit se passèrent sans encombre et cela à quelques dizaines de mètres des "choucroutes"...
June 07

Chronique Normande juin44

14 juin ,
5 heures , nous sortons de nos trous individuels et avalons nos rations k à l'aide d'eau pour faire passer le gout !
le capitaine nous rassemble et nous annonce que notre colonel ( colonel goode cf le tableau sur les officiers) est porté disparu , c'est un véritable coup dur pour nous tous.
Nous repartons en reconnaissance après 2 ou 3 heures de marche , nous n'avons rencontré que quelques snipers qui nous oblige à toujours etre sur nos gardes .L'un des gars de ma section un molosse que nous surnomions le gorille aperçoit l'un d'entre eux , il se rue sur l'arbre le secoue , le sniper tombe , gorille entame un corps à corps et étrangle son adversaire puis ils s'écroulent tous les deux , un autre sniper voyant la scène abat gorille d'une balle dans la tete.
C'était le début des pertes pour la journée , nous étions à moins de 2 kilomètres de Villiers Fossard lorsque tout à coup ce fut l'enfer , nous étions pris sous le feu de canons de 88mm , pour plusieurs d'entre nous ce fut la fin , un des gars fut transpersé par un obus , c'était la panique.
Nous reçumes l'ordre de réduire ces canons , durant notre progression nous fimes prisonnier 2 georgiens , après les avoir interrogé , ils nous indiquent que le hameau de Jourdan sur la butte Guelle (115m) est tenue par environs 300 hommes , la tache s'annonce délicate.
Nous continuons notre progression et pouvons maintenant apercevoir les canons ainsi que leurs occupants.Les consignes sont silence absolu.Soudain , un groupe d'allemands à vélo s'approchèrent de nous MP40 en bandoulière , l'un des notres peut etre stressé ou fan de la gachette alluma le premier avec son garand , les autres ripostèrent immédiatement blessant l'un des notres.Etant en infériorité nous reculons pour revenir au point de départ.Une chose est sure le hameau n'est pas tenue par 300 hommes , les géorgiens nous ont menti.
Cependant , nous reçumes l'ordre d'abandonner ces 88 et de continuer l'avancée vers ST LO qui se trouve alors à environ 6 kilomètres. Seuls 2 villages restent à nettoyer MESNIL ROUXELIN et ST GEORGES DE MONTCOQ apparament sans danger.En face de nous les restes de la 17eme SS Panzer et de la 352eme inf.
La nuit se profilant , nous stoppons , comme d'habitude , il faut creuser pour se protéger et se préparer à dormir si possible....
June 03

Quotidien d'un squad du 1er bataillon du 175th du 11 au 15/06 VILLIERS FOSSARD

Nous sommes le 15 juin à quelques kilomètres de Villiers Fossard et de la colline 108.
IL est près de 5 heure du matin , nous sommes très peu à avoir réussi à dormir dans nos fox oll le long des haies mais une chose est sure c'est que nos ennemis doivent l'etre autant crevés que nous ! Nous partons en mission de reconnaissance accompagnés de 3 autres sections , cette fois ci nous fermons la marche.
Nous marchons et rencontrons peu d'allemands sauf les snipers qui nous rendaient tous fort nerveux , marcher , stopper s'allonger re marcher , nous n'avons fait que celà tout au long de la journée sauf en début d'après midi ou nous fumes pris sous le feu de 105 facilement reconnaissable de part leurs sifflements : wooouuussshhh... nous n"étions pas directement visés mais quelques obus tombèrent tout près.
En fin de journée le captain nous dit de nous installer pour préparer la nuit , il faut donc s'enterrer comme tous les soirs , quelle corvée de creuser pour toujours recommencer !!!
Durant les 2 jours suivants ce fut le meme schéma , par chance nous n'avons pas perdu d'homme mais pour combien de temps ? le secteur était trop calme bien trop calme à notre gout....
 
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